Menus et cartons de table, recto ou recto-verso.
Un menu se lit assis, à la lumière qu’il y a, souvent vite. Un carton de table se lit debout, de loin. Les deux ont besoin d’un carton qui reste droit et d’un texte qui tient dans la place — et nous disons, format par format, combien de lignes c’est.

Formats, papiers, et le nombre de lignes qui tient.
Le nombre de lignes est compté pour notre composition courante : un corps de onze points sur un interligne de quinze, avec des marges de douze millimètres. C’est la taille en dessous de laquelle un menu cesse d’être lisible à la lumière d’une bougie ; nous ne descendons pas plus bas, même pour faire tenir un plat de plus.
| Format | Dimensions | Papiers | Lignes par face | Impression | Minimum par lot |
|---|---|---|---|---|---|
| Menu long | 99 × 210 mm, à plat | Carton mat trois cent cinquante grammes ; coton trois cents ; vergé deux cent soixante-dix | Quatorze | Recto ; ou recto-verso | Vingt-cinq |
| Menu grand | 148 × 210 mm, à plat | Les mêmes trois papiers | Dix-huit | Recto ; ou recto-verso | Vingt-cinq |
| Menu plié | 148 × 210 mm plié, soit 296 × 210 mm à plat, rainé au milieu | Carton mat trois cent cinquante grammes ; coton trois cents | Dix-huit, sur chacune des quatre pages | Les quatre pages | Vingt-cinq |
| Carton de table | 105 × 148 mm, à plat ou plié en chevalet | Carton mat trois cent cinquante grammes | Six, en grand corps | Recto ; ou les deux faces du chevalet | Cinquante |
Le menu long
Quatre-vingt-dix-neuf millimètres de large sur deux cent dix de haut : une bande étroite qui se glisse dans une serviette pliée ou se pose debout contre un verre. Quatorze lignes y tiennent avec les marges. C’est le format d’un repas en trois ou quatre temps, avec un titre et une ligne pour les boissons ; au-delà, il faut passer au grand format ou au menu plié, pas serrer les lignes.
Le menu grand
Cent quarante-huit sur deux cent dix, dix-huit lignes par face. Il se pose à plat sur l’assiette. Le recto-verso permet de mettre les plats d’un côté et les boissons de l’autre, ou une version dans une autre langue au dos, composée dans le même corps.
Le menu plié
Le même format une fois fermé, mais imprimé à plat sur une feuille double, rainée au milieu, qui donne quatre pages : une couverture, deux pages intérieures et un dos. C’est le menu d’un long repas, ou celui qui veut une page pour les vins. Le rainage est fait à l’atelier avant le pli ; sur un carton de trois cent cinquante grammes, c’est ce qui fait la différence entre un pli net et une arête fendue.
Le carton de table
Cent cinq sur cent quarante-huit, en grand corps : un numéro, un nom de table, une phrase courte. Six lignes au maximum, parce qu’il se lit de loin, debout. Il se livre à plat ou plié en chevalet, sur le même carton mat que la carte à fente des marque-places.
Un menu trop chargé se lit mal, quel que soit le papier.
L’œil ne lit pas lettre par lettre : il saute d’un groupe de mots au suivant et se repère sur l’interligne pour retrouver la ligne d’après. Quand on serre les lignes pour faire tenir un plat de plus, ce repère disparaît, l’œil revient deux fois sur la même ligne, et le lecteur a l’impression d’un menu long alors qu’il est seulement dense.
Une ligne trop longue fait la même chose dans l’autre sens : au-delà d’une soixantaine de signes, le retour au début de la ligne suivante devient incertain. C’est pourquoi le menu long, étroit, se lit si bien : ses lignes sont courtes par construction.
Les capitales sur toute une ligne ralentissent la lecture, parce que les mots perdent leur silhouette ; nous les réservons aux titres de service — entrées, plats, desserts — et composons le reste en bas de casse. Un filet entre deux services vaut mieux qu’un blanc trop grand, qui casse la page en deux.
Enfin, la lumière : un menu se lit souvent le soir. Une encre foncée sur un papier clair reste lisible à la bougie ; une encre claire sur fond sombre, non. Nous le disons sur l’épreuve quand une demande va dans ce sens, et nous proposons l’inverse.
Des délais en semaines, écrits sur le devis.
Pour un lot de menus ou de cartons, comptez trois à cinq semaines entre le devis accepté et le carton chez vous. La première semaine sert à composer et à vous envoyer l’épreuve ; le temps que vous mettez à la valider s’ajoute, ce n’est pas le nôtre. Puis le tirage, le rainage, la découpe, le contrôle feuille par feuille, l’emballage et le transport.
Un menu plié demande une semaine de plus qu’un menu à plat, à cause du rainage et du pli. Un recto-verso demande un séchage entre les deux faces. Une épreuve sur papier, si vous en voulez une avant le tirage, ajoute le temps de son aller et de son retour.

Pour commander
Envoyez-nous le texte du menu tel qu’il doit être imprimé, la quantité, le format qui vous plaît et la date. Nous répondons par courriel avec le papier, le nombre de lignes qui tient, et le délai en semaines.