Marque-places
Objet n° 1

Marque-places imprimés, pliés ou plats, en trois formats.

Un marque-place a un seul travail : tenir debout, ou rester à plat, et donner un nom lisible depuis la chaise. Tout le reste — papier, grammage, rainage — sert ce travail. Voici nos trois formats, avec ce qu’ils demandent et ce qu’ils permettent.

Un papier fait main vu de très près, ses fibres longues emmêlées en surface
Un papier vu de très près : ce sont ces fibres longues qui encaissent le rainage.
Trois formats Fiche technique

Chaque format, par son papier et ses dimensions.

Les dimensions sont données à plat, puis pliées quand il y a un pli. La quantité minimale vaut pour un même modèle : cinquante chevalets avec cinquante noms différents forment un seul lot, cinquante chevalets et cinquante cartes plates en forment deux.

FormatPapier et grammageÀ platPliéImpressionMinimum par lot
ChevaletPapier coton, trois cents grammes au mètre carré ; ou papier vergé, deux cent soixante-dix grammes100 × 90 mm50 × 90 mm, rainé au milieuLa face visible ; ou les deux faces du chevaletCinquante
Carte platePapier vergé, trois cent cinquante grammes ; ou papier coton, trois cents grammes90 × 55 mmSans pliRecto ; ou recto-versoCinquante
Carte à fenteCarton mat, trois cent cinquante grammes80 × 60 mm, avec une fente de 15 mm pour le verreSans pliRecto seulementCinquante

Le chevalet

C’est le marque-place qui tient debout, plié en tente. À plat, il mesure cent millimètres de haut sur quatre-vingt-dix de large ; une fois plié, il fait cinquante sur quatre-vingt-dix et se pose devant l’assiette. Le pli est rainé au milieu exact, sur la ligne où la feuille doit céder. Sur un papier de trois cents grammes, plier sans rainer casse la fibre et laisse une arête blanche et cassante ; rainer d’abord donne un pli net qui tient des heures sans s’ouvrir.

Le nom se compose sur la face visible. Si vous voulez le même nom sur les deux faces — utile quand la table est longue et qu’on lit de biais — nous imprimons les deux faces du chevalet, dans le même sens de lecture une fois plié.

La carte plate

Quatre-vingt-dix millimètres sur cinquante-cinq, sans pli, posée sur l’assiette ou glissée sous le verre. Elle demande un papier un peu plus lourd que le chevalet, parce qu’une carte plate qui gondole se voit tout de suite : nous la tirons sur du vergé de trois cent cinquante grammes, ou sur du coton de trois cents. Les angles sont droits ; des angles arrondis sont possibles au même format, ils s’ajoutent au devis.

La carte à fente

Quatre-vingts millimètres sur soixante, avec une fente de quinze millimètres découpée dans le bord bas pour s’accrocher au pied ou au bord d’un verre. Le carton mat de trois cent cinquante grammes est le seul qui tienne cette découpe sans se déchirer à la pose. Elle s’imprime au recto seulement : le verso s’appuie contre le verre.

Des rames de papier de couleur empilées, vues par la tranche
Des papiers empilés, vus par la tranche : la face qu’on regarde en premier.

Ce que nous ne faisons pas

  • Pas de calligraphie à la main, ni de noms écrits un par un.
  • Pas d’impression de photographies ni d’images en couleurs.
  • Pas de format hors de ces trois-là.
Papier coton, papier vergé Les deux papiers

Coton ou vergé : deux tenues, deux rendus.

Un papier fait main, brun, à la surface marbrée
Un papier fait main : sa teinte est dans la masse, pas posée en surface.

Le papier coton est fait de fibres longues et souples. Il est mat, épais au toucher, et boit l’encre : le trait d’un nom y est doux, légèrement enfoncé. Il aime le rainage et supporte bien le chevalet. Sa teinte est un blanc chaud, jamais bleuté.

Le papier vergé porte dans sa masse un réseau de lignes fines, visibles par transparence, laissées par la forme sur laquelle il est fabriqué. Il est plus sec sous le doigt et l’encre y reste en surface, plus nette. Il tient un pli avec un peu plus de raideur, ce qui convient aux cartes plates qui ne doivent pas gondoler.

Le grammage est le poids d’un mètre carré du papier. Trois cents grammes, c’est déjà un carton léger ; trois cent cinquante, un carton qui ne plie pas sous son propre poids. Nous indiquons ce chiffre sur chaque fiche et sur chaque devis, parce que deux papiers du même nom peuvent avoir des poids très différents, et qu’un marque-place trop léger tombe.

Si vous hésitez, demandez la pochette d’échantillons : nos papiers, vierges, découpés aux formats. On choisit mieux un papier en le pliant soi-même.

Composition L’impression

Des noms composés, pas écrits.

Chaque nom est composé en caractères typographiques, dans un corps choisi pour être lu depuis la chaise, à bras tendu. Nous proposons deux caractères — un romain à empattements et un caractère de labeur plus droit — et une ou deux couleurs d’encre à plat. Le fond du papier reste le fond : nous n’imprimons pas d’aplat pleine page sur un marque-place, la couleur sature le coton et gondole la carte.

Vous nous envoyez la liste des noms dans un fichier texte ou un tableur, une ligne par nom, avec les accents et les majuscules exactement comme vous les voulez. Nous composons, puis vous recevez une épreuve à l’écran de chaque nom, dans l’ordre de votre liste. C’est le moment de corriger une orthographe : après validation, le tirage part tel quel.

Un petit motif — filet, monogramme, ligne de bordure — peut être ajouté à la composition, en une couleur, à condition qu’il vienne de nous ou d’un dessin vectoriel que vous possédez. Nous n’imprimons pas de photographies, pas d’images en couleurs, et pas de dessin dont vous ne détenez pas les droits.

Pour commander, comptez la liste des noms, choisissez le format, dites-nous le papier si vous avez déjà une préférence, et donnez la date à laquelle le lot doit être chez vous. Le devis revient par courriel avec le délai en semaines.